BulleDeSavoir
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Polymarket, la plateforme de marché prédictif qui se fait connaître en anticipant avec justesse la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine de 2024. Depuis, les investissements s'accumulent : plus de 16 milliards de dollars misés sur cette seule occasion, ce qui témoigne d'une grande confiance dans son modèle.
Mais Polymarket ne se contente pas d'agréger des paris. L'entreprise éditorialise son offre et assume ses biais, souvent catastrophistes. Sa newsletter, Oracle, fonctionne comme un micro-média où les prévisions des parieurs remplacent les analyses des journalistes. La plateforme mène même une offensive ouverte envers les médias traditionnels.
Elon Musk, Peter Thiel et Donald Trump Jr sont parmi les libertariens de la tech qui soutiennent cette nouvelle vision de l'information "optimisée pour la vérité". Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que Polymarket se fait connaître auprès du grand public en proposant le paiement par carte bancaire et en créant des bandesaux "breaking news" alimentés par les cotés des pariurs.
Les utilisateurs de la plateforme sont nombreux à se joindre à cette nouvelle tendance. Un internaute écrivait même : « Je m'informe uniquement avec Polymarket maintenant ». Sur X, la communauté PolymarketTraders trolle les chaînes d'infos historiques avec des mèmes comme "Non merci, j'utilise Polymarket".
Mais le constat est clair, selon certains : "Ce n'est qu'une question de temps avant que ça devienne un média à part entière". Et pour certains, il y a déjà des limites éthiques à cette tendance. Nikos Smyrnaios, chercheur en sciences de l'information, dit que Polymarket est une extension "obsédante" des paris sportifs traditionnels et qu'elle incarne la tentation libertarienne de "pousser la logique du marché jusqu'au bout".
Enfin, la plateforme a déjà attiré l'attention de certains médias. Bloomberg a intégré son offre dans son fameux terminal, tandis que CNBC ou Reuters citent régulièrement les pourcentages prédictifs pour éclairer les tendances politiques.
Mais Polymarket ne se contente pas d'agréger des paris. L'entreprise éditorialise son offre et assume ses biais, souvent catastrophistes. Sa newsletter, Oracle, fonctionne comme un micro-média où les prévisions des parieurs remplacent les analyses des journalistes. La plateforme mène même une offensive ouverte envers les médias traditionnels.
Elon Musk, Peter Thiel et Donald Trump Jr sont parmi les libertariens de la tech qui soutiennent cette nouvelle vision de l'information "optimisée pour la vérité". Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que Polymarket se fait connaître auprès du grand public en proposant le paiement par carte bancaire et en créant des bandesaux "breaking news" alimentés par les cotés des pariurs.
Les utilisateurs de la plateforme sont nombreux à se joindre à cette nouvelle tendance. Un internaute écrivait même : « Je m'informe uniquement avec Polymarket maintenant ». Sur X, la communauté PolymarketTraders trolle les chaînes d'infos historiques avec des mèmes comme "Non merci, j'utilise Polymarket".
Mais le constat est clair, selon certains : "Ce n'est qu'une question de temps avant que ça devienne un média à part entière". Et pour certains, il y a déjà des limites éthiques à cette tendance. Nikos Smyrnaios, chercheur en sciences de l'information, dit que Polymarket est une extension "obsédante" des paris sportifs traditionnels et qu'elle incarne la tentation libertarienne de "pousser la logique du marché jusqu'au bout".
Enfin, la plateforme a déjà attiré l'attention de certains médias. Bloomberg a intégré son offre dans son fameux terminal, tandis que CNBC ou Reuters citent régulièrement les pourcentages prédictifs pour éclairer les tendances politiques.