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Un bloc opératoire fermé, une grève des médecins. Ce vendredi midi du 9 janvier 2026, Françoise arrive à petits pas au bras d’un infirmier, devant l’entrée du bloc opératoire. Elle est la dernière de la journée à passer sur le billard, les prochains devront attendre leur tour une semaine. Tous ont été déprogrammés.
« Prothèse du genou droit, commente Françoise. Je n’aurais pas pu attendre davantage, j’ai d’autres problèmes de santé. La grève commence ce soir, je l’ai échappé belle ! Déjà ce matin, pour venir depuis Jonzac (17), nous avons été coincés par les barrages d’agriculteurs, il a fallu partir aux aurores. Les chirurgiens manifestent ici aussi, mais je n’ai pas bien compris pourquoi. Ils manquent de personnel peut-être ? »
A compter de ce samedi matin, environ 100 patients subiront une intervention chirurgicale chaque jour. Mais comment cela se fait-il ? Les cliniques privées, qui prennent en charge 60 % des patients français, sont désormais sous le coup d’une grève des médecins.
« Si la médecine libérale s’effondre, tout le système de santé va craquer », insiste le docteur Céline Halb, gastropédiatre. Les patients vont en pâtir, car « un glissement est en train d’sopérer, via l’article 26 de la loi de financement de la Sécu ». La Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) sera la seule à prendre le relais.
Les médecins de la « poly » sont très mobilisés. Le professeur Jean-Charles Le Huec, chirurgien orthopédiste, est en grève. Il part à Bruxelles avec ses collègues du BLOC pour défendre leurs intérêts et ceux des patients.
« Face au dérapage des dépenses de santé, l’administration veut faire porter la responsabilité au corps médical », explique le professeur Le Huec. La population vieillit et les pathologies se complexifient, il manque entre 20 000 et 25 000 médecins.
Mais comment cela se fait-il ? Les praticiens sur le terrain racontent un mode opératoire « parfois illégal ». « C’est soit un huissier, soit un gendarme qui est censé venir chercher le médecin à son domicile », dit le professeur. Or, la réalité a été plus prosaïque : des coups de fil ou des mails.
« Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients », résume le mouvement. Les médecins font grève pour défendre leur liberté professionnelle et celle des patients.
« Prothèse du genou droit, commente Françoise. Je n’aurais pas pu attendre davantage, j’ai d’autres problèmes de santé. La grève commence ce soir, je l’ai échappé belle ! Déjà ce matin, pour venir depuis Jonzac (17), nous avons été coincés par les barrages d’agriculteurs, il a fallu partir aux aurores. Les chirurgiens manifestent ici aussi, mais je n’ai pas bien compris pourquoi. Ils manquent de personnel peut-être ? »
A compter de ce samedi matin, environ 100 patients subiront une intervention chirurgicale chaque jour. Mais comment cela se fait-il ? Les cliniques privées, qui prennent en charge 60 % des patients français, sont désormais sous le coup d’une grève des médecins.
« Si la médecine libérale s’effondre, tout le système de santé va craquer », insiste le docteur Céline Halb, gastropédiatre. Les patients vont en pâtir, car « un glissement est en train d’sopérer, via l’article 26 de la loi de financement de la Sécu ». La Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) sera la seule à prendre le relais.
Les médecins de la « poly » sont très mobilisés. Le professeur Jean-Charles Le Huec, chirurgien orthopédiste, est en grève. Il part à Bruxelles avec ses collègues du BLOC pour défendre leurs intérêts et ceux des patients.
« Face au dérapage des dépenses de santé, l’administration veut faire porter la responsabilité au corps médical », explique le professeur Le Huec. La population vieillit et les pathologies se complexifient, il manque entre 20 000 et 25 000 médecins.
Mais comment cela se fait-il ? Les praticiens sur le terrain racontent un mode opératoire « parfois illégal ». « C’est soit un huissier, soit un gendarme qui est censé venir chercher le médecin à son domicile », dit le professeur. Or, la réalité a été plus prosaïque : des coups de fil ou des mails.
« Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients », résume le mouvement. Les médecins font grève pour défendre leur liberté professionnelle et celle des patients.